Les « nouvelles pathologies », une affaire d’état ? Du « prendre soin » à la prise en compte du social et du politique

Face à des personnes, de plus en plus nombreuses, en grande souffrance et aux symptômes atypiques, les professionnels du soin, de la relation d’aide et de l’écoute s’interrogent sur les problématiques auxquelles ils ont affaire : maladie mentale ou souffrance psychique ?

Désordres personnels ou pathologie de la normalité ? Crise du sujet dans une société en mutation ou fin de l’humanité ?

Ils s’interrogent aussi sur leur fonction : si ces personnes sont malades, quel rôle pour le travailleur social, autre que celui d’orienter vers le champ sanitaire ? Plus généralement, à quoi bon s’attacher à l’individu si le problème est ailleurs ? à supposer que nous soyons dans une société malade, doit-on pour autant renvoyer tous les problèmes à ceux qui nous gouvernent ?

Les réponses données à ces questions ne relèvent pas d’une référence lointaine au politique : elles concernent au plus près, pour chacun, sa propre action auprès des personnes, l’orientation vers les partenaires et au-delà le maintien de son désir de travailler.

Parallèlement à leur possible engagement dans des collectifs divers, souvent en réponse à de récentes dispositions législatives, ces professionnels se demandent enfin comment être citoyens (au sens de défendre la Cité, un vivre ensemble respectueux du sujet) dans l’exercice même de leur fonction.

OBJECTIFS

• Mieux distinguer les notions de maladie mentale, souffrance psychique.

• Disposer de concepts permettant de penser la question de la rencontre entre l’individuel et le social.

• Explorer son propre rapport à ces différentes problématiques.

• Ajuster en conséquence son action auprès des personnes : repérage des problématiques ; intervention depuis son propre poste ; orientation et/ou accompagnement conjoint.

• Rester acteur face aux contradictions génératrices de souffrance au travail.

PROGRESSION

• 1er cycle : Soin à une personne malade ou accompagnement d’un sujet en crise, pris dans une situation complexe ?

Présentations. Attentes.

A partir de situations ou d’exercices en sous-groupes, recueil des représentations et définitions : le normal et le pathologique ; la maladie mentale ; la souffrance psychique.

La relativité du normal et du pathologique en fonction des cultures et des époques (formes cliniques, nosographies, concept de « maladie » mentale).

Quelles conséquences sur les pratiques d’accompagnement et de partenariat ?

• 2ème cycle : L’enjeu du sujet et des pratiques sociales dans la nouvelle modernité

A partir de situations professionnelles ou de la vie quotidienne, recueil des représentations des relations entre l’individu et le social.

L’inconscient et le social selon la psychanalyse, depuis la définition du « malaise dans la culture » (Freud).

Regards croisés sur la nouvelle modernité entre psychanalyse et autres disciplines (psychiatrie et sciences humaines cliniques, dont la sociologie clinique ; sciences sociales et philosophie).

Les nouvelles figures de l’engagement du côté du sujet (la psychanalyse dans la cité ; les collectifs transdisciplinaires, associant psychanalystes et spécialistes du social).

Comment ces analyses et expériences peuvent-elles inspirer la créativité professionnelle des participants ? Comment résister à certaines entreprises déshumanisantes ?

• Journée d’approfondissement et d’évaluation

Retour sur les réinvestissements opérés ou envisagés dans les pratiques.

Réflexions et apports complémentaires à partir des questions qui se posent encore.

Bilan de la formation.

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