Supervisions et interventions auprès des équipes

  • Un principe commun

La supervision au sens large désigne un dispositif dans lequel un professionnel ou une équipe expose sa réalité de travail à un tiers. Cette décentration favorise un recul par rapport au quotidien des pratiques, aux relations d’équipe, aux fonctionnements institutionnels. Le changement est d’abord interne, dans le rapport à ses propres représentations et émotions, en vertu des effets de la parole, avant de concerner l’ajustement aux autres.

Il s’agit bien de formation continue dans la mesure où cet exercice favorise le questionnement, l’intégration et l’enrichissement des apprentissages professionnels, et permet de repenser son positionnement en tant que professionnel.

Les spécificités de La Clepsydre tiennent à sa connaissance des problématiques de précarité, tant  du côté des usagers que des professionnels, et à son approche privilégiant les significations en jeu dans le travail.

  • Des modalités diverses

– En individuel, en équipe, en groupe de travail interinstitutionnel ?

Une démarche individuelle garantit une plus grande liberté de parole, à l’abri du jugement d’autres participants, et un ajustement plus souple aux demandes exprimées. Elle permet plus aisément d’aborder le rapport intime que chacun entretient avec son travail.

Quand la démarche réunit une équipe constituée ou un groupe de professionnels concerné par un même thème (groupe de travail interinstitutionnel), elle permet davantage l’échange et la mutualisation des compétences, et fait davantage apparaître la dimension de l’institution, des cultures de domaine et de métier.

– Groupe de parole, analyse de pratiques ou supervision psychanalytique?

Le groupe de parole peut s’adresser à une équipe comme à des professionnels au départ isolés, mais réunis par une commune « condition », vécue comme difficile : par exemple intervenir à domicile. Il est avant tout une mise en situation pour s’exprimer et partager, amenant par là un apaisement ; il vaut reconnaissance symbolique de cette condition partagée. La participation à cette démarche relance l’activité psychique et la créativité professionnelle de chacun.

L’analyse de pratiques est un soutien plus technique, portant sur ce qui sous-tend immédiatement les pratiques : références théoriques et méthodologiques, implicite des représentations et ressentis ; elle vise leur éventuel « recadrage », ou permet d’introduire des concepts. L’intervenant est plus sollicité comme expert.

La supervision au sens strict (psychanalytique) est une approche plus clinique, mettant à jour ce qui s’échange au niveau inconscient dans la rencontre en vue de dissiper la confusion toujours possible entre soi et l’autre. L’intervenant est avant tout écoutant.

– Questionnement relatif à la relation d’aide ou au travail en équipe ?

Les pratiques sociales engagent en général conjointement ces deux dimensions, mais il importe de savoir ce qui va être privilégié dans l’analyse : le travail auprès des usagers (analyse ou supervision des pratiques), ou bien la dynamique interne à l’équipe (régulation d’équipe), ou encore une réflexion sur le projet d’établissement. Ici encore le registre de parole chez les participants et le positionnement de l’intervenant ne seront pas tout à fait les mêmes.

– Accompagnement ou intervention ?

L’analyse de pratiques et la supervision psychanalytique concernent des situations dans lesquelles la présence d’un tiers est structuralement importante : l’exercice quotidien des professionnels du social les expose à la routine, suite à un temps insuffisant pour se ressourcer, ou bien à partager certaines résistances inconscientes  avec les usagers, les autres membres de l’équipe, les partenaires dans un même dispositif.

L’intervention, en tant que dispositif, fait suite à une situation de crise : agression ou suicide d’un professionnel mettant en émoi l’équipe et les usagers ; souffrance au travail intense aboutissant à des actes de violence ou à l’absentéisme,…Cette crise est souvent le symptôme d’un malaise plus profond, qui peut être lui-même permanent. Mais il importe, dans un premier temps, d’accueillir et de comprendre ce signal de « rupture », afin de permettre une reprise de l’activité dans les meilleures conditions possibles.

– Dans nos locaux ou sur site ?

Une réalisation dans les locaux de La Clepsydre favorise un meilleur recul par rapport à l’environnement habituel de travail, l’intervention sur site permettant par contre à l’intervenant de mieux identifier les contraintes qui peuvent lui être liées.

Notre premier travail consiste à recueillir les préoccupations du professionnel ou de l’équipe, d’aider à les prendre en compte dans la demande, avant de proposer une réponse en termes de projet de formation et de devis. Pour engager ce processus, la coordonnatrice rencontre, autant que possible, les personnes concernées, et a minima celle dont émane la prise de contact : professionnel ou représentant institutionnel.

Les tarifs indiqués sont forfaitaires, si bien que le tarif définitif dépendra de divers paramètres organisationnels, en tenant compte des priorités retenues dans l’entretien préalable.

Supervision individuelle : 10 séances de 2h 1850 €
Supervision d’équipe : 10 séances de 3h (équipe de +/- 10 prs) 5200 €
Groupe de travail interinstitutionnel : 10 séances de 3h (10 prs) 750 €/prs
Temps d’expression en équipe suite à une situation de crise : 4 réunions de 3 h 2500 €