Les nouvelles figures de l’addiction. Dépendance à un produit ou produit de société ?

Notre époque voit se développer de nouvelles formes d’addiction qui délaissent les produits bien connus pour se porter, sur le même mode, vers de nouveaux objets, tels que les nouvelles technologies, voire le travail.

Depuis longtemps la psychanalyse a dissocié l’addiction du produit en parlant plutôt de conduite addictive de la part de telle ou telle personne, exprimant son être au monde. Ces conduites ne caractérisent peut-être pas non plus une « personnalité addictive », mais peuvent constituer un passage et un message.

Comment ces différents niveaux d’analyse se rencontrent-ils aujourd’hui ? Quels peuvent être les objectifs des professionnels engagés dans la lutte contre la toxicomanie ? Mettre fin à l’addiction ou l’aider à s’exprimer autrement dans le social ?

OBJECTIFS

• Disposer d’un vocabulaire commun en ce qui concerne la définition et les processus de l’addiction.

• Identifier ses contre-attitudes envers les personnes addictives.

• Aller au-delà du comportementalisme dans ses objectifs et sa relation de travail, vers une rencontre avec ces personnes.

PROGRESSION

• 1er jour : Les « toxicos », c’est les autres ?

Présentations. Attentes.

A partir d’exercices et d’études de situations identifier ses contre-attitudes et les enjeux de la relation qui se développe avec les personnes accueillies ou suivies.

Apports permettant de définir l’addiction et de la repérer comme figure extrême de la relation d’objet.

• 2ème jour : Les nouvelles cliniques en consultation

Les addictions déjà connues changent de visage : la consommation d’alcool, de stupéfiants, notamment, concerne des publics nouveaux, se passe selon d’autres modalités, et semble répondre à de nouvelles intentionnalités (jeunes, milieux ruraux, chômeurs,…).

De tout temps le « manque » a affecté les personnes exclues de l’activité et de la communication. Comment le travail, les nouvelles technologies peuvent-ils devenir le support d’une addiction ?

A partir de présentations de cas, identifier la logique associative à l’oeuvre, permettant de considérer le « produit » comme à la fois nécessaire et contingent, renvoyant à autre chose que lui-même et pouvant être jusqu’à un certain point remplacé par un autre objet.
Ce glissement prenant sens dans la société contemporaine.

• 3ème jour : Vers une société addictive ?

L’addiction semble passer du statut de pathologie à celui de dimension de la normalité pour l’homme « hypermoderne » (Aubert), à travers les exigences actuelles d’immédiateté et l’existence de moyens pour y parvenir : repérage de ces fonctionnements à partir de faits de société.
Alors, quelle action possible pour les professionnels ?

Bilan de la formation.

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