Le Droit peut-il encore faire Loi ?

Dans notre société de plus en plus complexe, plurielle et en mutation rapide, le droit écrit est de plus en plus invoqué (mais aussi détourné, amputé) comme le seul garant qui reste d’un pouvoir « vivre ensemble ».

Usagers en situation d’exclusion, professionnels souvent dépassés et parfois agressés, politiques en mal de solutions, chacun a ses raisons d’y faire appel.

Que cherchons-nous, parfois en vain, dans la lettre du droit ? Comment s’y référer, mais aussi s’en détacher pour que l’échange fasse à nouveau lien ?

OBJECTIFS

• Identifier l’existence d’enjeux symboliques et subjectifs liés au Droit.

• Pouvoir les décoder à l’aide de quelques concepts de la psychanalyse tels que: loi sociale et loi symbolique ; mécanismes de défense, notamment formation réactionnelle.

• Repenser en fonction sa pratique professionnelle et citoyenne (en tant qu’une pratique professionnelle peut être en elle-même citoyenne).

• Se sentir plus à l’aise dans son travail.

PROGRESSION

• 1er jour : Le vécu des professionnels

Présentations. Attentes.

A partir d’études de situations, expression des représentations et ressentis des professionnels face aux problèmes posés.

Repérage de différentes dimensions, d’un côté juridique, de l’autre psychologique et psychosociale, impliquant des aspects inconscients, dans les situations.

• 2ème jour : L’usager en souffrance dans le sujet de droit : « porter plainte »

A partir de situations-problèmes, mise en évidence de différentes significations possibles
des comportements mis en exergue : désir de faire reconnaître une souffrance, a minima
son humanité bafouée ; révolte contre un ordre considéré comme injuste, provocation
liée à une recherche de limites,…

Significations largement partagées et significations singulières liées au parcours de la
personne.

• 3ème jour : Le politique

Que signifient et qu’entraînent au niveau subjectif et intersubjectif les deux mouvements
actuellement constatés :
– dérégulation : du droit du travail,…
– règlementation/judiciarisation de l’enseignement (rôle « positif » de la colonisation,…), de la communication (le négationnisme comme délit,…), du soin (soins sans consentement,…), de l’accompagnement social (« dispositifs » tels que le RSA).

Réinvestissements déjà effectués ou envisagés dans les pratiques.

Bilan de la formation.

 

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