Les violences, une souffrance à déchiffrer

Les professionnels abordent des personnes tantôt « victimes », tantôt dites « violentes ». Ils sont eux-mêmes souvent victimes, parfois auteurs, d’actes de violence.

La violence est souvent cachée par les victimes elles-mêmes. Quant aux auteurs, leur violence tend à être rapportée à une altérité radicale, appelant une réponse par la répression. Dès lors, comment aider ?

Tous nous agissons dans un contexte institutionnel et social qui peut lui-même être source de violence. Comment comprendre ce qui est souvent désigné aujourd’hui comme « montée de la violence », et les formes singulières que prend celle-ci dans la nouvelle modernité ?

Comment retrouver à travers ces différents détours le sens originel de la violence, qui est peut-être « vouloir vivre » ?

OBJECTIFS

• Mieux repérer les différentes formes et degrés de souffrance psychique quand elle relève notamment de mécanismes de violence agie ou subie.

• Parvenir à une meilleure prise en charge, plus avertie et concertée, de ces publics.

• Disposer pour ce faire d’apports de La Clepsydre référés principalement au champ de la psychanalyse.

• Mutualiser des notions théoriques et pratiques relevant des savoir-faire des différents participants.

• Acquérir une meilleure connaissance des organismes oeuvrant à la prise en charge des publics en détresse concernés par les phénomènes de violence.

PROGRESSION

• 1er cycle : En situation de violence

Présentations, attentes.

Á partir de situations ou d’exercices en petits groupes, recueil des représentations et définitions relatives aux différents champs disciplinaires. Entre agresseur et agressé, quelle intersubjectivité peut-on repérer ? Rôle du contexte ?

En s’appuyant sur ces analyses, comment poser des actes susceptibles de ramener la tension à un niveau supportable ? Comment se protéger ? Mais aussi comment accueillir la violence, parfois nécessaire, toujours signifiante ?

Ce cycle sera consacré, en première approche, aux situations de violence directe (agression par un usager, harcèlement au travail, violence agie par un professionnel,…).
Il abordera aussi des situations de violence indirecte (sentiment d’échec dans l’accompagnement, résonance avec un usager lui-même pris dans la violence, avec une équipe en dysfonctionnement,…).

• 2ème cycle : La «fabrique» de la violence

Quelle est l’origine lointaine de la violence (ancrage anthropologique, vécu dans l’enfance
et la famille) ? Quelles sont les conditions plus actuelles de son déclenchement, ses formes
plus spécifiques liées à notre société ? Comment reconsidérer en conséquence sa propre
action ?

Ce second cycle abordera plus particulièrement les violences intrafamiliales et les
violences anonymes liées aux aspects sociétaux (maltraitance institutionnelle ou bien rapport toxique entre le public et l’institution, souffrance et violences liées à la précarité,…).

Il ne s’agira pas fondamentalement d’étudier chaque type de violence en lui-même, mais
comment une intentionnalité signifiante peut organiser le passage d’une scène à l’autre.

• Journée d’approfondissement et d’évaluation

Retour sur les réinvestissements opérés ou envisagés dans les pratiques.

Réflexions et apports complémentaires en fonction des questions qui se posent encore.

Bilan de la formation.

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